Hildegarde renvoie ainsi le besoin de l’homme de délivrance à un concept holistique mêlant étroitement la cosmologie, l’anthropologie et la théologie. Selon Hildegarde, la Lumière de la Grâce divine fait reconnaître à l’homme son imperfection et son besoin de guérison.

Celui qui reste sourd à l’appel et abuse de sa liberté dans l’illusion d’une autonomie absolue tombe dans le péché et la culpabilité, provoque un dysfonctionnement d’ordre physique et spirituel entraînant par la suite un désordre des éléments du cosmos. La guérison du corps et de l’âme ne peuvent venir que d’un rapprochement de Dieu, de la foi qui engendre les bonnes actions, un équilibre de vie qui rend corps et âme à nouveau sains.

Soucieuse de la guérison de l’homme, Hildegarde s’inspirera de ses nombreux travaux et observations en sciences naturelles et thérapeutiques pour rédiger ses ouvrages «Physica» et «Causae et Curae» (Causes et Remèdes).